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En présentant sa conférence, le corps soigné, réparé amélioré et augmenté, le conférencier présente une 1re image où l’on voit Icare et son père Dédale. Ce dernier indique bien à son fils que, pour pouvoir toujours voler, il ne doit pas monter trop haut. Parce qu’il transgresse ce conseil, le fils est précipité dans la mort.
La conférence a donc pour objet de réfléchir sur le transhumanisme appliqué au corps humain, dont l’objet est de dépasser le finitude de l’homme, à défaut d’atteindre l’immortalité.
Sur le corps maintenant, on pose des neurostimulateurs dans le cerveau pour soigner la maladie de Parkinson ou des prothèses bioniques pour pallier l’absence de membres inférieurs ou supérieurs ou encore un pacemaker pour pallier une insuffisance cardiaque. Les médicaments eux-mêmes peuvent permettre un allongement de la vie d’au moins une vingtaine d’années. La main articulée prolongeant le bras amputé est elle-même recouverte d’une peau factice que certains recouvrent de tatouages.
Mais si la main peut être activée par des ordres donnés par le cerveau, elle ne peut restituer la sensation du toucher. Le patient vient donc s’intercaler dans cette relation médecin et ingénieur. Dans ces exemples, l’homme est-il resté un humain ou bien est-il déjà un transhumain ?
Tout au long de la conférence, la question va être posée entre l’homme qui est simplement soigné ou réparé et celui qui est amélioré pour devenir augmenté. Dans la philosophie transhumaniste, une machine intégrée va permettre la création d’une « singularité » qui va donc organiser toute la vie du patient. La question qui se pose ici est celle de savoir si l’homme est encore libre puisque l’ordinateur prime l’homme. On atteint ici la honte prométhéenne.
Les philosophes de la pensée représentée par Madame Ayn Rand considèrent que tout altruisme est un mal, que les relations créées avec autrui ne doivent avoir qu’un seul objectif : se faire du bien à soi-même. Cette philosophie est fondée sur l’égoïsme. Monsieur Ruddy Clark, philosophe anglais, pour sa part déclare que l’homme est déjà né cyborg.

En conclusion, l’intervenant relate que la pensée transhumaniste aurait pour conséquence dans quelques siècles, ou de détruire totalement l’humanité, ou bien de la faire diminuer considérablement en nombre, moins d’un milliard, en créant deux sous-groupes, l’un qui aurait accès à toutes les connaissances et l’autre qui régresserait à celui de l’homme des cavernes, à moins que d’autres enjeux, comme l’a souligné un auditeur, ne viennent interrompre et tuer notre humanité, comme la surpopulation, le dérèglement climatique ou l’épuisement des richesses naturelles.
Pour conclure, il cite enfin cette pensée de Bergson : « En acceptant la finitude, sa mort, on accepte mieux sa vie ».